La page est tournée

La page est tournée
Après le revers européen, Toulouse a mis du temps avant de renouer avec la victoire. Maintenant que c'est chose faite, les joueurs haut-garonnais sont entièrement tournés vers leur demie.

"A chacun sa stratégie," a avancé Maxime Médard en apprenant la défaite de Clermont à Bayonne. De leur côté, les Toulousains ont renoué avec la victoire après trois défaites de rang. Des revers de trois points pour la finale de H Cup et le match à Brive. C'est peu certes, mais ça enlève de la confiance.

Personne ne parle de la défaite à Perpignan par la formation largement remaniée du Stade toulousain, mais de l'avis général, ce match a été nécessaire pour montrer à nouveau l'esprit qu'exige le rugby. En tout cas, le Stade a relancé la machine et tourné la page de la finale européenne perdue.

"Pour moi, cela a été plus dur de digérer ce revers, souffle Maxime Médard. C'était ma première finale avec le club vous savez..." "Non, c'est faux, je pense que cela n'a pas été plus facile pour les autres que pour Maxime, coupe Yannick Nyanga. Perdre une finale est toujours très douloureux même si malgré tout cela restera un bon souvenir. Sauf que là nous allons maintenant vite pouvoir rebondir." Contrairement à l'année passée, quand, après l'élimination en demi-finale par Clermont, les Toulousains étaient rentrés chacun chez eux, l'échec de la finale européenne n'est pas le point final de cette saison à rallonge. "Nous avons la chance de ne pas finir la saison là-dessus et l'occasion de rapidement laver l'affront, dit encore le troisième ligne aile toulousain. C'est toujours un exploit d'arriver en finale. Nous savons que le Stade toulousain est attendu... Aujourd'hui, dix équipes européennes qui sont en attente d'un titre et pour neuf d'entre elles, c'est un échec de ne pas aller au bout."

Poitrenaud de retour ?

La question de l'état physique des troupes est primordiale. Si Heymans et Dusautoir seront très incertains pour les demies, Poitrenaud pourrait retrouver la compétition face à Bayonne. "Il nous faut rester très vigilants car qui dit que nous serons bien dans deux semaines ? Physiquement, nous pouvons être mieux. Il faudra être plus en forme que ce soir," avertit Grégory Lamboley. "La saison aujourd'hui est réussie, reprend Nyanga. Nous allons nous jeter à fond dans la bataille. Le rugby c'est beaucoup dans la tête et aujourd'hui la tête va bien. Nous avons montré face à Bourgoin un aperçu de ce que nous pouvons proposer après une semaine de travail normale. C'est ce qu'il faut retenir."

Par semaine normale, il faut entendre avec des séances d'entraînement approfondies avec les points travaillés dans le détail. Toulouse a maintenant au moins deux semaines normales avant les demies avec de surcroît une mise au vert à Aix-en-Provence (pour un match à Marseille) ou à Capbreton (pour jouer à Bordeaux).

# Posté le mercredi 11 juin 2008 08:58

La 23e journée en questions

La 23e journée en questions
Le Stade français peut-il se qualifier dès ce week-end? Biarritz va-t-il rompre sa série de quatre défaites? La 23e journée en quatre questions clé.

Le Stade français peut-il se qualifier ce week-end?

Oui. Paris peut rejoindre Clermont et Toulouse dans le dernier carré lors de son voyage à Auch. Pour cela, les champions de France se doivent de gagner (avec ou sans bonus) chez la lanterne rouge. Mais ils doivent aussi compter sur des défaites de Castres et Biarritz. Dans ce cas de figure, le Stade français compterait 73 ou 74 points (Castres et Biarritz restant à 56 et 55) avec 15 points à prendre au maximum lors des trois dernières journées. Mathématiquement, ce serait fait, et même dans le cas ou Tarnais et Basques marqueraient un point. Evidemment, cela semble difficile à envisager: le CO reçoit Dax et le BO, Montpellier...

Montauban va-t-il laisser filer la 7e place?

Au soir de la 19e journée, Montauban comptait six points d'avance sur Montpellier et dix sur Bayonne. Avant d'aborder les quatre dernières rencontres, l'avance du MTGXV a fondu. Les Héraultais sont à deux points et les Basques à trois. L'Aviron justement vient à Sapiac ce week-end dans une rencontre où la 7e place est en jeu. Si les Tarn-et-Garonnais l'emportent, ils conserveront un matelas confortable car dans le même temps, Montpellier va à Biarritz. Mais rien ne sera fait pour autant car il faudra ensuite recevoir Clermont avant d'aller... à Montpellier. La bagarre pour le dernier ticket risque de faire rage jusqu'au bout.

Va-t-on enfin savoir qui accompagnera Auch en Pro D2?

Albi ayant fait appel de sa rétrogradation administrative, il y a de fortes chances que la question du deuxième relégué en soit toujours au même point après cette 23e journée. Les trois équipes concernées, Brive, Albi donc et Dax, sont en effet en déplacement ce week-end et pas n'importe où. Les Corréziens sont à Clermont qui, certes a assuré sa place en demie, mais tentera de garder sa première place. Les Tarnais, une seule fois vainqueurs à l'extérieur (c'était à Auch), se rendent à Bourgoin qui possède un mince espoir de jouer l'Europe tout comme Castres où se rendent les Landais. La bonne affaire sera pour l'équipe qui ramènera un bonus défensif à la maison.

Biarritz est-il menacé pour l'Europe?

Après sa quatrième défaite de rang, à Dax, le BO n'a plus d'espoir de reprendre la 4e place à Perpignan. C'est désormais dans le rétroviseur que les Basques doivent regarder car ils ne sont pas assurés de terminer à l'une des sept premières places. Montauban, Bayonne et Montpellier lorgnent aussi sur les tickets européens. Et vu le niveau de jeu en chute libre du BO, complètement démoralisé, tout est envisageable. Heureusement pour eux, les Biarrots recevront trois fois lors des quatre dernières journées, dont Castres et Montpellier dès ce week-end. Un avantage certain quand on sait que seuls Toulouse et Clermont sont venus gagner à Aguilera cette saison.

# Posté le vendredi 23 mai 2008 08:46

Toulon, la dernière marche

Toulon, la dernière marche
S'il bat le Racing-Métro dimanche, Toulon sera assuré de monter en Top 14. Ce n'est pas vraiment une surprise même si ce fut plus long que prévu...

Mayol, dimanche, c'est "the place to be", comme on dit en anglais. L'endroit où il faudra se trouver pour être sûr de ne pas manquer le match de la montée en Top 14. Les Varois l'ont bien compris et ce n'est pas pour rien que la rencontre se jouera à guichets fermés. Et que les derniers billets se sont vendus en moins d'une heure, laissant de nombreux supporters sans billet... Evidemment, Toulon doit battre son dauphin, le Racing-Métro, afin d'être certain de retrouver l'élite la saison prochaine. Mais la défaite des Parisiens devant Agen le week-end dernier a considérablement modifié la donne.

Cette rencontre n'est plus une "finale" pour la première place. Pour autant, Toulon a-t-il moins de pression? Pas si sûr si l'on en croit l'entraîneur-adjoint du RCT, Jean-Jacques Crenca. "Dans un sens oui, de l'autre non. Je préfère évidemment que le Racing ait perdu devant Agen mais nous n'avons que sept points d'avance. On sait qu'ils vont venir très remontés car on avait gagné à Colombes, lors du match aller (15-21). C'est une formation qui a une bonne conquête. S'ils gagnent, tout est relancé. Donc, on reste concentrés et on se prépare pour être à la hauteur".
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 08:45

Betsen chez les Wasps

Betsen chez les Wasps
A 34 ans, le troisième ligne aile de Biarritz Serge Betsen, 65 sélections tricolores, s'offre un dernier challenge de poids avec un nouveau départ chez les Wasps de Londres avec qui il vient de signer pour deux ans.

Il y retrouvera Raphaël Ibanez, mais aussi Lawrence Dallaglio. Deux joueurs qu'il a eu l'occasion de croiser de très nombreuses fois sur les terrains. A leurs côtés ou face à eux. Serge Betsen a donc décidé de se jeter dans le grand bain. Le flanker tricolore aux 63 sélections internationales évoluera en Grande-Bretagne la saison prochaine. Loin des vagues de l'Atlantique à côté desquelles il s'est entraîné lors des 17 dernières années.

Midi Olympique de lundi dernier confirmait des contacts avancés avec deux clubs anglais, celui des Harlequins et celui donc des Wasps. Le site officiel de Biarritz confirme la nouvelle par une brève publiée ce jeudi à 1heure du matin, Serge Betsen s'engage pour deux ans avec les London Wasps.

Il y a trois ans déjà en 2005, il avait été sollicité par les Leicester Tigers. Mais il avait alors décidé de rempiler trois ans avec Biarritz et c'était finalement pour vivre une finale de H Cup et un nouveau titre de champion de France.

De nouveau en fin de contrat avec les rouges et blancs, Betsen, qui a raccroché les crampons internationaux après la dernière Coupe du monde, a ce coup-ci décidé de partir. Ce jeudi, il sera présenté à la presse londonienne, il posera pour la photo avec son nouveau maillot. Puis il reviendra au pays basque pour terminer la saison avec son club.

Une chose est sûre, le "sécateur" ainsi qu'il a pu être surnommé ces derniers temps n'a pas fini de plaquer. Johnny Wilkinson de Newcastle, à qui Serge Betsen a fait vivre de sale quart d'heure, devrait à nouveau croiser sa route.
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 08:44

Serein comme Toulouse

Serein comme Toulouse

Bien que confronté à un calendrier rendu dantesque par sa finale de H-Cup, Toulouse confirme qu'il est bel et bien au-dessus du lot dans le Top 14. Cinq jours après avoir atomisé Auch, le Stade, encore largement remanié, n'a laissé aucune chance aux Castrais défaits (6-16) sur leur pelouse. Loin d'avoir la même capacité d'enchaînement, le CO n'a jamais été en mesure d'inquiéter une formation sûre de son fait et dont la performance a de quoi rassurer à un peu plus de deux semaines du choc de Cardiff face au Munster.

Yves Donguy inscrit son 4e essai en deux matces. (Maxppp)Muet comme une tombe à l'heure de préparer la deuxième des trois levées du Stade Toulousain en seulement neuf jours sur le terrain d'un Castres Olympique encore tout auréolé de son succès à Clermont, Guy Novès n'avait rien laissé filtrer sur sa composition d'équipe. Un soupçon d'intox de bonne guerre dans le derby face au CO pour le plus grand cachottier du championnat, dont la surprise du quinze de départ résidait dans la titularisation à l'ouverture de Yannick Jauzion, associé à Byron Kelleher à la charnière.

Intouchable avec une équipe-bis face à la lanterne rouge, Auch, à Ernest-Wallon (73-12), le Stade était attendu dans le derby face à un adversaire autrement plus dangereux. On a vu. Avec un quinze de départ encore largement remanié, Toulouse a livré une copie terriblement solide. "On ne savait pas trop à quelle sauce on allait être mangé, expliquait Cédric Heymans au micro de Canal+Sport à l'issue de cette septième victoire à l'extérieur cette saison. On était venu pour se tester. On n'a pas pensé à jouer en première période, puis on a porté plus le ballon en seconde. On a montré qu'on pouvait être dangereux." Castres, dont l'objectif secret de jouer les demi-finales s'est sans doute envolé avec cette quatrième défaite de la saison à domicile, peut en témoigner.

Le recadrage de Novès à la pause

Des Castrais qui, à l'exception d'un bon contre de Cameron McIntyre (4e), ne sont pas au mieux dans cette entame disputée contre le vent d'autan. Pris à la gorge par des Toulousains très pressants, les joueurs d'Alain Gaillard sont sous pression et se mettent à la faute, une première fois au sol par le troisième ligne du CO, Iosefa Tekori (0-3, 6e), parfaite illustration de la difficile entrée en matière des Tarnais, puis par Gerhard Vosloo, auteur d'un plaquage dangereux sur Shaun Sowerby (0-6, 13e). Bombardé buteur, Bertus Swanepoel répond présent pour un Stade qui tire parfaitement profit de l'avantage du vent violent, qui souffle en rafales sur Pierre-Antoine. La doublure sud-africaine des lignes arrières toulousaines n'hésite pas à placer un drop de plus de cinquante mètres, peu après une première tentative de Jauzion (10e). Son coup de pied porté par Eole n'est pas loin de faire mouche (11e). Et pourtant, sur son banc, Novès semble mécontent de voir ses joueurs rendre aussi vite le ballon. Le rythme effréné des premières minutes imprimé par les visiteurs est retombé. Lien de cause à effet ou non, Castres en profite en tout cas, suite à une faute au sol du talonneur toulousain, l'Argentin Vernet Basualdo, pour revenir au score. Si Romain Teulet fait valoir sa fiabilité (3-6, 33e), McIntyre, lui, échoue dans sa tentative, il est vrai nettement plus lointaine (37e). La défense castraise fait bonne garde en cette fin de première période, où Fabien Pelous, sonné suite à un choc avec Rodrigo Capo-Ortega, doit quitter ses coéquipiers.

Vent ou pas, le staff toulousain exige plus de jeu à la main. Invisible ou presque en première période, Heymans, de retour à l'arrière, n'y serait pas non plus opposé. Et les Toulousains, mis au parfum par leurs entraîneurs, s'y emploient à la reprise sur cette valise énorme qu'inflige Kelleher à son homologue castrais, Sébastien Tillous-Bordes, pour enchaîner sur un raffut maison fatal à Marticorena et deux dernières accélérations qui laissent Teulet et Fleming le nez dans le gazon. Le Kiwi peut servir Swanepoel qui, bien repris par McIntyre, échoue à un mètre de la ligne castraise (47e). La pénalité que convertit Swanepoel est un moindre mal (3-9, 49e) et l'avertissement sans frais, même si Jauzion, dans la foulée, est tout près d'exploiter une relance en surnombre (49e). Le CO, sevré de ballons, notamment en touche, et friable sur ses plaquages, n'y est plus et il faut la maladresse de Swanepoel au pied pour ne pas voir l'écart se creuser suite à un nouveau plaquage à l'épaule de Vosloo (51e). La sortie sur blessure du pilier sud-africain du CO, Daniel Saayman, n'arrange rien et oblige les deux équipes à simuler les mêlées. On ne joue que la 52e minute!

Castres ne tient plus qu'à un fil. Le jeu à la main appelé des voeux de Novès et de son banc fait enfin mouche sur une attaque plein axe de Jauzion qui croise avec Manu Ahotaeiloa. Malgré le retour de trois Castrais, l'ancien Agenais trouve à l'intérieur Yves Donguy qui s'en va inscrire son quatrième essai en deux matches (3-16, 59e). Un break inéluctable ou presque tant Toulouse maîtrise son sujet. L'impuissance du CO à réagir, sinon sur une pénalité de Teulet (6-16, 70e), sera symptomatique de la maîtrise toulousaine. Le Stade retrouve sa sérénité. Novès, lui, ne devrait pas être plus pressé de dévoiler l'équipe qui se déplacera à Montpellier dimanche...

# Posté le jeudi 08 mai 2008 12:13